A la rencontre de l’association Mer Terre avec Isabelle Poitou

Cette année, nous développons une action autour de la sensibilisation à l’environnement avec l’outil blog (LB Presse) et vidéo. Les jeunes sont allés à la rencontre d’Isabelle Poitou, biologiste marine de l’association Mer Terre le mardi 16 juillet à Port de Bouc (Bouches du Rhone) pendant leur séjour et pour le projet Jeunes Reporter pour l’environnement.

Pouvez-vous-vous présenter ? (Farès)

Je m’appelle Isabelle Poitou, je dirige l’association Mer Terre que j’ai créée en 2000, j’ai fais de études de biologie marine et une thèse sur la question des déchets en milieu marin. Quand j’étudiais la biologie à l’époque, jamais on nous parlait des déchets solide et visible que l’on pouvait voir en milieu marin, je vivais à Marseille et je faisais des footing le long du vieux port et je voyais des déchets éparpillés sur le littoral, le long de la corniche . J’ai compris que je mettais le doigt sur un sujet qui était très important et qui n’était pas traité au niveau qui le méritait parce que c’est assez grave d’où la création de l’association Mer Terre qui puisse traiter ce sujet et proposer des solutions

 

Qu’est ce qui vous a motivé à faire ce métier ? (Farès)

Les études de biologie marine m’ont fait découvrir et ressentir beaucoup d’émotions, d’enthousiasme et étonnement devant la beauté du vivant, j’ai fais des études très poussé en science où l’on vous montre comment fonctionne une cellule, la fabrication des embryons, comment sont créées les espèces. Quand vous étudiez les sciences, la vie, c’est très émouvant et très beau et devant cette belle organisation du vivant, cela me fascine complètement. On vous apprend aussi tous les pollutions et les dégâts causés par l’homme sur cette belle organisation. C’est pour cela que j’ai mis ma vie pour essayer de faire en sorte que l’espèce humaine oriente un peu mieux ses choix pour réduire son impacte négative sur l’environnement.

 

Depuis quelques années au Centre Social, nous avons réalisés plusieurs initiatives pour le développement durable (films d’animations, maquettes, article de journaux etc.) pour sensibiliser à notre tour le public, de plus beaucoup de jeunes à l’extérieur agissent et manifestent dans le monde devant cette situation, quel est votre regard la dessus ? (Dounia)

Je suis très sensible à la question d’autant plus que je suis inquiète. Quand je commençais à travailler sur ce sujet, la question de l’environnement est resté très à la marge de la société pendant longtemps. Aujourd’hui il y a un espèce de sursaut depuis 5 ans, on parle de l’environnement et de dérèglement climatiques depuis un moment mais c’est vrai que la réponse n’a jamais été à la hauteur des enjeux, c’est comme s’il fallait attendre qu’il y ait des catastrophes pour qu’enfin on se réveille. On fais des études, on finance des recherches, on produit des rapports, on met de l’argent du temps et des moyen humains pour comprendre ce qu’il se passe, ça fais des années qu’on a des rapports et des plans par des scientifiques et on les met des cotés et on ne s’en occupe pas, donc moi aujourd’hui je suis triste et très en colère.

Je suis très heureuse de voir que les jeunes se bougent et triste pour vous et c’est très sérieux ce vous avez sur les épaules et pourquoi est ce que nous devons payer pour ce que nos parents et grands parents ont pris comme orientation ? c’est la société des hommes qui a pris une orientation qui est presque suicidaire et c’est l’élan de la vie qui aujourd’hui s’exprime à travers vous et moi aussi pour tout mettre en œuvre pour que la société prenne une direction moins mortelle  pour l’espèce humaine, je suis en colère et inquiète mais aussi très motivé de voir cette jeunesse se mobiliser et quand on se bouge cela peut porter des résultats rapide. La vie est résiliente, vous mobilisez en vous des forces, c’est la vie qui l’emporte et cela me laisse beaucoup d’espoir.

Connaissez-vous des solutions pour traiter le problème des déchets qu’on trouve en mer ? (Kaïs)

Cela fait parti de l’objet des activités de l’association. Pour moi c’est unir les forces, il y a beaucoup de gens qui font des choses formidables mais qui agissent de façon séparés, ensemble on est beaucoup plus fort. L’un de mes axes prioritaires d’action, c’est unir, rencontrer, identifier, valoriser, tous ces acteurs qui veulent travailler pour lutter contre les déchets en milieu marins. C’est surtout réussir à travailler avec les associations entre elles mais surtout avec les collectivités territoriales qui ont le pouvoir d’agir techniquement sur les réseaux pluviaux, le nettoyage à la propreté, la sensibilisation, l’éducation.

Les grandes entreprises ont un pouvoir de sensibiliser leurs employés  mais peuvent aussi générer de la pollution dans leurs activités, donc en mettant en place en interne des solutions, elles peuvent réduire leurs impacts. Elles ont aussi la capacité d’informer de sensibiliser et informer, éduquer qui est plus importe que des petites associations comme les nôtres. L’un des axes pour moi c’est de travailler avec les grandes entreprises qui influencent les axes économiques de notre société, on a l’ambition de fédérer et coordonner les entreprises, les associations et les pouvoirs publics.

 

Avez-vous vu des améliorations ces dernières années ? (Nisrine)

Je vois des améliorations très importantes dans les réglementations et les politiques nationales, l’état est très motivé. Depuis 2009, je participe à des groupes de travail au sein du ministère, il y a une mobilisation très importante avec des moyens, l’association touche des subventions plus importante qu’avant,  je vois une amélioration dans la prise de conscience de l’enjeu d’un point de vue politique publique et dans des démarches de mettre en œuvre des solutions concrètes. On a des Entreprises comme Suez, Veolia qui travaillent sur la gestion des déchets et des réseaux pluviaux dans les villes, il y a  des démarches de ces entreprises qui vont pouvoir empêcher les déchets de descendre en mer.

Il y a une mobilisation de bénévoles, citoyens engagés depuis 3 ou 4 ans, c’est extraordinaire de voir des groupes et associations qui se montent pour organiser des nettoyages. Sur le terrain, Mer Terre organise une opération Calanque propre depuis 2008 et sur la zone de la Maronaise, on est passé en 3 ans de 8 m3 à 4m3 de déchets ramassés, c’est énorme, on diminue de moitié en trois ans, je pense qu’il y a de plus en plus de gens qui comprennent qu’il faut arrêter de jeter n’importe où les déchets et plus d’opérations de nettoyage.

Il y a beaucoup d’innovations et de recherches pour développer des emballages biosourcés et biodégradables, des solutions de récupération de déchets, les entreprises  sont en train de réduire la production d’emballage, on a l’impression qu’il y a un sursaut ces dernières années et je crois au pouvoir de l’espèce et son l’intelligence malgré tout et sa capacité à réparer les dégâts qu’elle a fait, quand elle se mobilise, elle est capable d’avoir des vrais résultats assez rapide sur le terrain.

Savez-vous quel est le total de déchets dans les mers ?  (Thomas)

Question difficile, ce que je sais c’est qu’on évalue entre 8 et 12 millions de tonnes la quantité de déchets qui pénètre tous les ans dans les océans du monde. Il y a des calculs qui sont fait en fonction de la production de déchets par an sur la terre, cette production de déchets est croissante depuis l’aube de l’espèce humaine. Il y a deux cents ans on était moins d’un milliard, aujourd’hui on est beaucoup plus de 7 milliard, on a forcement une production de déchets qui est proportionnel à la quantité d’habitants sur la planète et de type de matériaux qu’on produit.

 Ayez bien conscience que le plastique ne pèse pas très lourd. Quand on parle de tonnes, un tonnage de plastique ne parait pas très important alors qu’en volume et en quantité c’est très important, le poids, je ne suis pas sur que ce soit la bonne unité de mesurer pour parler de l’impact des déchets en milieu marin, on a aussi la masse volumique à considérer, on parle de 1%  de nos déchets qui sortirait du circuit contrôlé pour aboutir en mer, les travaux actuels montre que tout dépend bien sûr des endroits du monde.

 

Est-ce qu’on ne détruit pas la nature quand on ramasse les déchets avec les filets ?  (Thomas)

C’est une bonne question, il y a cette inquiétude que des poissons soient pris dans les filets, les filets risquent d’avoir un impact sur la faune. Il y a une étude normalement qui est mené avant de mettre en place n’importe quelle solution technique dans un milieu, il faut étudier son impact et s’il est négatif sur la faune, il ne sera pas mis en place.

 

Est-ce une cause perdue de nettoyer les mers ? (Thomas)

Au contraire, l’effet sensibilisation information est tres important. En nettoyant, on agit sur plusieurs niveaux en même temps. Tu fais du curatif, quand tu fais du nettoyage,  tu as au moins retiré les déchets de ce milieu et le petit écosystème est beaucoup plus propre et donc toutes les espèces qui vivent dans cet endroit là ont été protégés et sont sauvés, ce n’est donc pas une cause perdue, tu as déjà sauvé des insectes, oiseaux et poissons, tortues, de l’endroit que tu as nettoyé. Cette faune mérite d’être protégée.

Ensuite quand tu fais l’opération, il y a une campagne de sensibilisation et d’information qui est faites en même temps. La personne qui va faire l’opération, elle même va être touché, elle va être un ambassadeur et va modifier sa manière d’être car elle va prendre conscience de l’importance de bien jeter dans la poubelle, de peut-être moins consommer et va aussi donner l’exemple à ceux qui la regarde.

Il y a plusieurs effets positifs, ça permet de nettoyer et restaurer le milieu, les médias s’en saisissent, communiquent largement et peut aussi sensibiliser le public. De plus l’association mer terre propose de caractériser et quantifier ces déchets, cela permet d’évaluer l’efficacité du problème, ces ramassages permettent d’avoir des données pour comprendre ce qu’il se passe.

 

Comment peut-on faire prendre conscience de la pollution à tous et comment les entreprises et les institutions voient les propositions des associations comme la votre ? (Giovanni)

Je dois avouer que ca marche plutôt bien. Au début ca été trop dur, on voyait cela comme une nuisance au tourisme et c’est tout. A partir du moment où il y a eu la découverte du 7eme continent qui a été très médiatisé et la découverte des micros particules de plastiques, ils ont commencé à regardé le sujet avec plus de sérieux et considérer nous association comme des vrais contributeurs à la solution du problème.

On a eu des groupes de travail crée par le ministère  de l’environnement, à l’époque le grenelle de l’environnement et donc Mer Terre et d’autres associations ont rejoint ces groupes de travail et on a participé à la définition d’un plan d’action, on a apporté toutes nos idées, notre compréhension du problème, notre vision et préconisation et elles ont vraiment été prises en compte. On continue à très bien travailler avec l’état et la région sud Provence Alpes cote d’azur. En ce moment on est en train de développer une plateforme collaborative de science participative avec le muséum nationale d’histoire naturelle, c’est financé et réfléchi avec le ministère et avec les services la région Alpes Cotre d’azur. On travaille main dans la main avec les pouvoirs publics et les entreprises qui sont mobilisés dans cette démarche.

 

Agissez vous plus dans la mer ou la terre ? (Dounia)

J’agis beaucoup plus à terre, on fait de la caractérisation de déchets sur le littoral et en mer, on analyse ces chiffres et ces données et on démontre qu’ils viennent du bassin versant, donc tout le cœur de mon travail est d’aller voir les collectivités territoriales et leur proposer des solutions dans les bassins versants. Aujourd’hui on développe un programme sur l’Huveaune qui est un fleuve de 52 km qui déverse ses eaux dans la rade de Marseille et dès qu’il pleut fort, on a plein de déchets qui arrivent dans la rade Marseille. L’analyse des données permet de comprendre que ces déchets descendent des bassins versants et on propose un plan d’action auprès des entreprises, riverains, collectivités territoriale tout autour du bassin versant de l’Huveaune. La plateforme de science collaborative, remède zéro plastique, va fédérer et coordonner l’ensemble des actions et nous privilégions à remonter dans les bassins versant là ou les plus hautes eaux peuvent descendre dans la mer comme les eaux des Alpes descendent via le Rhône vers la méditerrané.

Notre travail est de renforcer les capacités des associations et des structures qui travaillent dans ses bassins versants. On est dans l’intérêt général, j’espère que les scientifiques et les laboratoires qui étudient la question de ces déchets vont se saisir des données que nous allons rassembler dans la base de donnée de la plateforme zero plastique, c’est un support pour les sociologues, les plasturgistes les océanographes.

Nous avons réalisés avec les jeunes 2 films d’animations en 2014 et 2017 sur le thème de la protection de l’environnement dont le dernier était très pessimiste. On songe à réaliser un prochain film d’animation en 2020 pour être plus positif et parler des solutions, qu’en pensez-vous ? (Peggy)

C’est très anxiogène psychologiquement, ça peut faire rentrer en dépression ces informations qui sont super angoissantes, la fin du monde, l’apocalypse, les collapsologues.  Il y a des processus psychologiques qui vont suivre ces prise de conscience sur la gravité de la situation qui passe par plusieurs phases, le deuil c’est pour cela que je vous trouve courageux et qu’il est possible de faire des choses ensemble.

C’est très important d’apporter des solutions et je me rends compte de l’importance de ce que je fais que je ne soupçonnais pas au départ, c’est le côté humain et relationnel, le coté faire ensemble et être de bons humains. Faire ces choses ensemble, ça donne un élan qui dépasse mon individu personnel et ça fait un bien fou, cette énergie positive a une capacité à faire changer les choses, elle est très puissante et opérative. Donc les solutions qui sont importantes à apporter, c’est montrer à quel point elles sont incarnés par les gens qui font les choses ensemble et qui croient vraiment aux résultats positifs de ce qu’ils font ensemble, parce que je sais que vous êtes en train de faire changer le monde, je suis consciente de l’impact positif de faire ensemble. C’est pour cela que c’est intéressant de faire des nettoyages. J’appelle cela de la haute qualité humaine. La solution doit être incarné par des hommes des femmes des jeunes, et qui montre que c’est possible et qui deviennent un exemple pour les autres.

A la decouverte du Tennis Club de Saint Priest

Dans le cadre des ateliers presse au Centre Social Louis Braille avec  Lyon Bondy Blog, les jeunes du Centre Social Louis Braille de Saint-Priest ont interviewé Marie Garranas, entraîneuse DE (pour Diplôme d’Etat) du club de tennis de Saint Priest.

Tennis

Pouvez-vous commencer par vous présenter s’il vous plait ?

Alors je m’appelle Marie, j’ai 28 ans. Ça fait 20 ans que je suis au club de Saint-Priest, j’ai commencé en tant que joueuse. Et ensuite, j’ai arrêté de jouer vers l’âge de 16,17 ans, je suis partie pour faire un autre sport. Et après je suis revenu pour passer tous mes diplômes, pour enseigner le tennis. Du coup maintenant ça fait cinq ans que j’enseigne.

Pourquoi avez-vous choisi ce sport ?

Au tout début, quand j’ai commencé à faire du sport, j’ai commencé par faire du basket. Et en cours d’année, au bout de six mois, ça ne me plaisait plus du tout, je n’aimais pas du tout mon coach. Je n’avais pas trop de main mise sur ce que je pouvais faire avec le ballon. Du coup mon père m’a dit « Je ne veux pas que tu restes à ne rien faire, choisi un sport. ». J’ai choisi le golf, il m’a regardé et m’a dit « Tu ne feras pas de golf. », et je lui demande « Tu as fait quoi comme sport ? ». Il me dit « J’ai fait du tennis quand j’étais jeune. ». Je lui réponds alors que je veux faire du tennis, et du coup il m’a emmené à Vénissieux pour faire du tennis. J’en ai fait pendant un an, et je suis arrivé à huit ans ici. Voilà, j’étais encadré de huit ans jusque dix-sept ans par le même entraîneur.

Selon vous, pourquoi ce sport n’est-il pas accessible pour tous ?

Je pense que ça reste encore dans l’esprit de tout le monde… Je pense que c’est un sport qui reste assez accessible dans le loisir, comme vous si vous voulez en faire. C’est 220 ou 240 euros l’année, pour faire du tennis tous les mercredis, 30 fois une heure et demi. On essaye de se baser par rapport à toutes les assos, on essaye d’être tous similaires, et pas vraiment être au-dessus ou au-dessous d’une asso. Par contre ce qui fait que notre sport reste moins accessible, c’est qu’il faut avoir une raquette, des chaussures, un terrain. Il faut avoir envie de venir ou connaître quelqu’un qui joue au tennis. Et puis après comme je vous ai dit, c’est dans les mœurs, ça reste dans les mœurs où les gens se disent que le tennis c’est cher, trop compliquée… Du coup c’est pour ça que ça ne le rend pas forcément accessible alors que c’est tout à fait accessible.

Est-ce que vous accueillez des personnes en situation d’handicap ? Tennis-fauteuil ou tennis adapté ?

Il fût un temps j’étais en service civique, j’étais porté sur le sujet du sport adapté. Du coup on avait une structure de cinq personnes en fauteuil roulant. J’ai des collègues à moi qui avaient passé la formation, parce que moi à l’époque je n’avais pas encore le diplôme d’état pour passer la formation de sport adapté. Depuis, la structure n’est plus là, on a perdu tous nos adhérents. Déjà d’une il nous faut du monde, il n’y a pas beaucoup de joueurs de tennis en fauteuil roulant dans la région. Et je pense que quand il y a une structure qui est formée, ils se suivent en fait. S’il y a quinze joueurs aujourd’hui qui jouent en fauteuil dans le 69, c’est le grand max. Ils ne vont pas en mettre deux là, trois ici, donc je pense qu’ils se suivent. Et nous on n’a pas réussi à faire perdurer la structure, on là garder je crois deux ou trois ans. On avait cinq ou six joueurs en fauteuil roulant. Aujourd’hui on a un club accessible, mais on n’a pas personne. Pour tout ce qui est handicap non-moteur, on n’a personne non plus.

A quel âge peut-on commencer le tennis ?

Cette année on accueille des enfants qui son nés en 2015, donc de 4,5 ans. Tu peux commencer à 4 ans, si on voit que tu as des difficultés à te déplacer dans l’espace, on pourra te dire de reprendre l’année prochaine.

Qu’est ce qui vous ferait arrêter le tennis ?

J’ai arrêté le tennis quand j’avais 16,17 ans. J’ai arrêté parce que ça commençait à devenir très dur pour moi. Je m’entraînais tous les jours de la semaine, une quinzaine d’heures, et ça devenait un sport qui me prenait énormément de temps. Je n’avais pas d’amis, je ne faisais rien de ma vie que jouer au tennis. Du coup j’ai voulu faire un sport collectif. Du sport collectif que j’ai fait aussi à haut-niveau, et ensuite je suis revenu à mon premier amour qu’était le tennis. Mais je le fais différemment maintenant. Ce qui m’a fait arrêté le tennis c’est que j’en faisais trop, ce n’était plus une passion, c’était une corvée.

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Les jeunes rencontrent le club de lutte de Saint-Priest

photo lutte 2Le centre social Louis-Braille en excursion au Club de Lutte de Saint-Priest. 

Du 22 au 26 octobre, les jeunes du centre social Louis-Braille ont reçu une formation aux médias. Des intervenants du Lyon Bondy Blog, journal de banlieues, et Radio-Pluriel, dont le siège est à Saint-Priest, sont venus leur présenter les différentes modalités de leurs professions, dont l’interview. Par la suite, les jeunes ont choisit une association dont ils sont allés interviewer les membres. Plus précisément  Lyon Saint-Priest Lutte.

Interview Lutteur Ramzi « La Tour »

 Le 25 octobre dernier, les jeunes du centre social de Louis-Braille à Saint-Priest ont interviewé Ramzi dit « La Tour », lutteur bénévole au club de lutte de l’arrondissement. Il leur raconte son engagement pour ce sport et son quotidien.

Khamis : Pourquoi avez-vous fait ce sport ?

Ramzi : Par choix surtout .Parce que lorsque j’étais petit, j’étais tout maigre et je n’avais pas trop confiance en moi dont j’ai fait un sport très physique pour me développer.

Nicolas et Ethan : A quel âge avez-vous commencé la lutte et qu’est ce qui vous ferait arrêter ?

R : J’ai commencé à 13 ans et j’arrêterais surement à cause de la santé et à cause de l’âge.

Khamis : Quel est l’âge limite pour pratiquer la lutte ?

R : Il n’y a pas d’âge limite, on peut lutter jusqu’à 70 ans dans certaines catégories. Dans notre club, le plus jeune lutteur à 6 ans et le plus vieux doit avoir environ une cinquantaine d’années.

Adam : Est-ce que les  filles font de la lutte ?

: Oui, beaucoup !

Ramzi, 38 ans, est licencié à la LSP (Lutte de Saint-Priest). Il répond posément aux questions qui lui sont adressés. Il est habitué aux jeunes ; en plus d’être bénévole au club, il est éducateur sportif.

Ethna : Avez-vous un surnom de lutteur ?

R : Oui, « La Tour », parce que je lève mon menton lorsque mes affrontements arrivent.

Koussaï : Est-ce que la lutte est une question de force ou de technique ?

R : Les deux, l’un ne va pas dans l’autre. Par exemple je suis un lutteur plus physique que technique.

Nicolas : Quelles sont vos prises préférées ?

R : Le tour de hanche, on l’appelle aussi le hanché.

Koussaï : Comment différenciez-vous les catégories ?

R : Par âge et par poids.

Koussaï : Qu’est ce que vous faites pendant les entrainements ?

R : L’entrainement est en trois temps : Il y a l’échauffement, qui dure longtemps, le travail technique, ou l’on répète les prises et enfin le combat, pour mettre en pratique.

A la question de Miriam et Lamya sur le nombre de compétitions gagnés et là ou il a été amené à lutter, le sportif répond avec amusement qui est allé au tournois international de lutte gréco-romaine en Italie. Il évoque une anecdote lorsqu’il révèle que son premier titre de champion n’était pas attendu. Cette victoire à ces yeux est importante car en plus de surprendre elle a fait taire les détracteurs des autres équipes et provoqué une poussée de confiance en lui.

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Interview du Président de l’association

Lors de l’interview du lutteur, une seconde partie du groupe de jeunes de Saint-Priest en a profité pour interroger le président, Gilbert Jacomelli. Cette personne de 73 ans leur explique le fonctionnement du club et son expérience dans cette structure sportive en exposant un tableau de la lutte dans le monde :

«  IL y a plus de 199 pays dans le monde qui pratiquent la lutte dont les USA en premier parce qu’ils la pratiquent déjà beaucoup à l’école. Au club, l’école aussi est importante. Pour les enfants qui veulent devenir pro on s’assure d’un avenir économique, et ça, ça passe principalement par l’école ! Pour les entrainements on à 12 animateurs, pour se permettre autant de s’entrainer que de venir se faire plaisir. »

Farès : Comment et pourquoi avez-vous créé cette association ? Quel est votre objectif? Quelle lutte pratiquez-vous ?

Président : Il y avait déjà un club de Lutte à Saint-Priest après la guerre qui  à dû se déplacer souvent à cause des restructurations pour les nouveaux quartiers. On est passé des fermes aux MJC (Maisons de la jeunesse et de la culture). L’association  existe pour se faire plaisir principalement, beaucoup viennent pour de la remise en forme et garder une certaine condition physique. On pratique la lutte libre, gréco-romaine et féminine, parce qu’on a beaucoup de filles aussi !

Nadir : Pourquoi avoir choisit Saint-Priest est y a-t-il-d’autres associations au même endroit ?

Président : A mon époque il n’y avait pas de gymnases, rien. La lutte était un sport qui sort de l’ordinaire ! A l’époque on avait un gendarme, Monsieur Coste, qui s’occupait de cette activité. D’où le nom du centre Gustave Coste à Saint-Priest. Il y a d’autre associations mais elles ferment très vite, certains sont là que pour le business.

Medhi : Avez-vous des portes ouvertes au cours de l’année ?

Président : Oui, au mois de juillet on a fait les « trois V », ville, vie, vacances. Des gens sont venus de tous les coins de Saint-Priest. On a réunis au mois 250 licenciés s’inscrivant pour faire de la compétition, et il me semble qu’il ya encore 200 adhérant qui sont en train d’arriver.

Alexis : Comment réunissez vous l’argent pour l’association ?

Président : Majoritairement à travers les subventions et l’agent des licences. On demande partout, c’est pour ça qu’on fait des partenariats, notamment avec  le département  jeunesse et sport de la région. Mais très vite il faut payer les assurances et la Fédération Française de lutte.

Farès : Combien avez-vous de Licenciés et membres ? Quelle tranche d’âge ciblez-vous ?

Président : Nous avons 360 membre dont 160 licenciés, un quart d’entre eux sont en compétition. On a toutes les catégories : poussin, mini, cadet, junior, séniors.

Medhi : Avez-vous une rémunération dû à votre position de président ou avec vous un métier hors de l’association ?

Président : Ah non, moi je suis à la retraite ! Donc je suis bénévole.

Alexis :  Que faites-vous quand il y a des blessés ?

Président : Ca dépend des blessures mais on fait appel aux pompiers. La majorité des blessures sont dues à des erreurs de techniques. Les lutteurs on fait une chose qu’ils n’auraient pas dû faire.

Farès : Pratiquez-vous toujours la lutte et jusqu’à quel âge peut-on pratiquer ?

Président : Ah non moi j’ai assez pratiqué ! Mais certains peuvent aller jusqu’à 65 ans, même si ça concernes juste la remise en forme.

Medhi : Accueilliez-vous des personnes en situation de handicap ?

Président : Oui, nous accueillons des handicapés mentaux et physiques, souvent du Vinatiers. Pour ça on a besoin d’éducateurs spécialisés qui sont formés. Pour la plupart des handicapés mentaux on  ne révèle pas leurs difficultés aux autres membres du club. Ils ne remarquent rien si on ne leur dit pas.

Nadir : Quel est votre souhait pour l’association ?

Président : On a déjà un label d’excellence en performance jeune et nous sommes la seule association qui produit des sportif de haut niveau national ! Mais on aimerait bien d’autres locaux et plus de moyens financiers.

Farès : Avez-vous une histoire, une anecdote qui vous a marqué sur votre association ?

Président : Ah oui j’en ai pleins ! Mais celle qui reste le plus c’est un lutteur qui avait un bon parcours. Il avait fait  L’INSEP et a arrêté la lutte alors qu’il pouvait tout cartonner.

Propos recueillis par Farès, Nadir, Medhi,  et Alexis.

En plus d’une première approche d’l’interview, les jeunes du centre sociale Louis Braille se sont pris au jeu des interviews face caméra, en s’interrogeant les un et les autres sur leur expérience au sein de l’institution.

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La protection des animaux: Nous sommes tous concernés

Le jeudi 12 avril 2018, Nous sommes  allés visiter le refuge de la SPA pour sensibiliser le public sur la protection des animaux qui est le thème de notre projet pour cet été. Nous avons choisi ce sujet parce que nous somme sont confrontés régulièrement à la violence animale via les réseaux sociaux et internet.

Nous avons rencontré Beatrice Tauvel, une salariée de la SPA de Brignais qui nous a accueilli et fais visiter les locaux. Elle nous a expliqué que La SPA pouvait accueillir différent animaux  comme chiens, chats, des rongeurs mais aussi des poules, coqs, canards, chèvre, mouton, pigeon-paon, canari. Actuellement, la SPA accueille 180 chiens, 50 chats et 10 cobayes mais tous dépend des périodes. En revanche, certaines espèces comme les serpents, iguanes, perroquets, et tortues ne peuvent pas être gardé car ils n’ont pas les moyens matériels et financiers pour les garder.

Les animaux arrivent soit par les autorités, soit par des particuliers qui ont trouvé des animaux abandonnés ou ils sont déposés dans des casiers à l’entrée de la SPA. L’abandon, la maltraitance psychologique (ne pas donner à manger, espace réduit) et maltraitance physique sont les plus courant. Enfin Béatrice nous a confié que « la SPA dépend de la générosité des personnes et des différents dons ». En effet, la nourriture pour les animaux provient de dons et de l’argent récolté par la vente d’animaux pour permettre ainsi à chaque animal d’avoir une alimentation adaptée à ses besoins.

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Reportage sur le Street Art à Cordière

Les  jeunes de l’animation de proximité ont d’embelli le quartier avec du Street art par l’utilisation du graff à Ménival en face du Centre Social. Ce mardi matin, le 10 avril 2018 nous avons interviewé les ados qui étaient en train de faire du Street art avec un professionnel sur un conteneur. Nous avons demandé aux jeunes ce que c’était le Street art. Pour Nisirine 13 ans le Street art « c’est du tag, ça sert à embellir le quartier et la ville. C’est facile de faire du Street art mais ça fait mal à la main au bout d’un moment». Quant à Réda (11ans) le Street art c’est « utiliser une bombe de peinture pour réaliser un graff. Il faut prendre un marqueur et faire des dessins et puis on prend une bombe et on peint ».

En effet, les jeunes ont pu utiliser des bombes de peinture pour réaliser leur graff. Ils ont été aidés par un professionnel, Sphinx (30ans) qui s’inspire de ce qui l’entoure mais plus particulièrement de la nature. Il a des influences issues d’autres artistes notamment Rots, Aarosn Horkey, Reso. Il nous a rapporté que le Street art est un art ancien et qu’il aurait été créé à la préhistoire . Il le fait par plaisir ou par passion. Il peut se pratiquer dans des endroits  légaux où tout le monde peut faire ses œuvres, soit sur des murs blancs ou en effaçant les œuvres déjà existantes pour en faire des nouvelles. Lorsque les endroits de graff ne sont pas appropriés, la ville les enlève. Sinon il faut demander une autorisation pour les réaliser dans certains endroits, notamment lorsque ce sont des graffs réalisés avec des associations ou des centres.

Agis pour ton quartier Graff

IMG_3447Agis pour ton quartier Graff (2)

Sarabouda, Ethan, Alexandre, Thomas, Médina

Nos micros sont ouverts !

IMG_1594Notre groupe a déjà réalisé deux films d’animation et un journal. Maintenant nous nous lançons dans une émission de radio !

Les ados et les animateurs du CSLB ont créé cette radio pour sensibiliser les habitants du quartier. Cette émission leur a donné la parole pour connaître leurs avis et leurs attentes pour mieux vivre ensemble dans notre quartier : apporter de la couleur, poursuivre les carrés de jardin, multiplier les fleurs et les plantes aromatiques. Cette émission a également traité d’écocitoyenneté et proposé des actions pour protéger la planète Terre. Continuer à lire … « Nos micros sont ouverts ! »

Ménival Food : un fast-food proche de nous

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Le Ménival Food, situé au cœur de Ménival proche de tous les autres commerces du quartier (la pharmacie, le coiffeur, etc.), a auparavant connu plusieurs type de commerce. Mais depuis 2 ans, le quartier a la chance d’accueillir un nouveau fast-food.

Les jeunes ont été à la rencontre des personnes qui travaillent au Ménival Food et notamment le propriétaire, Djilali, qui a pu être interviewé. Avant de devenir le propriétaire du Ménival Food, il était poissonnier, puis il a ouvert sa propre boucherie. Continuer à lire … « Ménival Food : un fast-food proche de nous »